Je me demande ce que je faisais l’an dernier, le 27 mai, à cette heure là. Je cherche dans ma mémoire mais je ne trouve rien, tout juste un vieux statut Facebook dans lequel j’annonçais fièrement avoir fait mes courses à Carrefour en T-shirt rouge… J’ai pourtant envie de savoir, de me souvenir…

Dans ma mémoire, j’étais heureux : un copain, des amis, la santé, un job sympa… Et puis tout s’est arrêté, brusquement… La suite ? Elle se trouve dans le passé de ce blog. En fait, je me souviens surtout de l’après… De cette descente aux enfers, de ce chagrin, de cette peine immense, de cette séparation du moi et de l’impression, soudaine, que le monde s’écroule littéralement. Oh oui, ça je m’en souviens… ! Je me souviens des nuits d’angoisse, à pleurer seul dans mon lit et à chercher, coûte que coûte, quelques heures de sommeil… Jolies vacances tiens !

C’était il y a un an, presque tout pile.

Je me souviens : on m’avait dit qu’il faut la moitié du temps d’une relation pour l’oublier… Sachant que je suis resté deux ans, deux mois et deux semaines avec Cyprien, je calcule donc la date de ma libération vers le début du mois de juillet… Je dois bien le reconnaître : le calcul est assez juste. Je vois bien, en effet, que plus le temps passe et mieux je me sens. Je ne dirai pas que tout est terminé mais je dis que je n’en suis plus très loin…

Aujourd’hui je ressens deux choses : la première, c’est la fierté de m’en être remis sans me détruire plus que de raison et la seconde, c’est le regret, presque naturel, d’avoir volontairement perdu de vue celui que j’ai aimé plus que quiconque sur Terre. Je devais malheureusement, à l’époque, faire un choix : celui de continuer à vivre ou bien m’enfermer à jamais sur moi-même. J’ai évidemment choisi la première option, mais tout a un prix : pour renaître, je devais oublier… Jusqu’à son visage… !

Quel chemin parcouru ! Je n’en reviens pas… ! Et le temps passe… Si vite… !

Que s’est-il passé depuis un an ? Beaucoup d’excès, de toutes natures, mais surtout, beaucoup de raison : je me suis retrouvé tel que j’ai toujours été : excessif, passionné, expressif et, sur les bases de ma pyramide écroulée, je me demande si je ne suis pas en train de reconstruire quelque chose de plus personnel et qui me définisse peut-être un peu plus. 

C’est peut-être ça aussi, la vie : tout casser et… Recommencer… !

Je suis juste fier de toi. Joyeux anniversaire Mathieu.
J’ai 1 an. 

1 an